Depuis le 1er janvier 2014, les retraites Arrco et Agirc sont versées mensuellement

A partir du 1er janvier 2014, les retraites du secteur privé vont être revalorisées moins que l’inflation, et les cotisations des actifs vont augmenter.

L’Agirc-Arrco

L’Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc) et l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco) sont des fédérations qui organisent, réglementent et contrôlent le fonctionnement des institutions des retraites complémentaires en France. Ainsi,

  • Le régime Agirc est le régime complémentaire des salariés-cadres, qui complète le régime Arrco ;
  • Le régime Arrco est le régime de retraite complémentaire de tous les salariés du secteur privé, quel que soit leur statut (cadre, intermittent, apprenti…) et quelle que soit la nature et la durée de leur contrat de travail (CDD, CDI…)

Paiement mensuel des retraites

Désormais, les retraites seront payées tous les mois, au premier jour ouvré, soit le jeudi 2 janvier 2014 pour le premier versement, au lieu d’un versement par trimestre. Cette décision a été prise depuis l’accord du 18 mars 2011, pour aider les retraités à gérer leur budget. Ainsi, tous les retraités des caisses complémentaires Arrco et Agirc sont concernés par cette mensualisation, qu’ils soient bénéficiaires d’une retraite de droit direct ou d’une pension de réversion, dès lors qu’ils ont un compte bancaire domicilié en France métropolitaine, en France d’outre-mer, et dans les pays européens.

Mais pour les retraités qui ne résident pas dans ces pays ou territoires, les versements trimestriels sont maintenus. C’est également le cas de ceux qui touchent leur retraite Arrco annuellement, en raison de son faible montant. Ces derniers continueront de percevoir leur pension une fois par an.

La liste des pays concernés par le versement mensuel des retraites

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France (métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna), Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse.

L’accord de sauvegarde des régimes Arrco et Agirc

Afin de sauver le régime de retraite complémentaire du privé d’une aggravation de son déficit, un accord a été conclu, dont les points clés sont :

Pour les salariés du privé et les entreprises, les cotisations, payées à 60% par l’employeur et 40% par le salarié augmentent de 0,1 point en 2014 et de 0,1 point supplémentaire en 2015. Ce supplément de cotisation créera des droits à la retraite, une mesure permettant de générer plus d’un milliard de rentrées supplémentaires. Afin de compenser cet effort, le patronat a accepté de ne plus exiger que les cotisations supplémentaires soient versées à fonds perdu, c’est-à-dire qu’elles n’augmentent pas le montant des pensions des futurs retraités. Pour les entreprises de plus de dix salariés, elles devront verser leurs cotisations mensuellement, et non plus trimestriellement, à partir de 2016, ce qui va permettre l’amélioration de la gestion de la trésorerie des deux régimes ;

Pour les retraités du privé, leur pension ne suit plus le rythme de l’inflation pendant trois ans. Depuis le 1er avril 2013 en effet, les pensions des retraites complémentaires sont revalorisées à hauteur de 0,8% pour l’Arrco et 0,5% pour l’Agirc.

En 2014 et 2015, la hausse des pensions des deux régimes Arrco-Agirc se trouve être inférieure d’un point par rapport à l’inflation, avec un seuil plancher, si la hausse des prix n’atteint pas 1%.

Que peuvent être les conséquences de cet accord ?

Cet accord va certainement baisser le pouvoir d’achat des retraités, avec une revalorisation des retraites inférieure à celle de l’inflation. En outre, les prélèvements des entreprises du secteur privé vont augmenter, et cette hausse est répartie entre les employeurs et les salariés.