L’obligation de ramoner sa cheminée et son poêle

Le propriétaire d’un logement d’habitation ayant une cheminée ou un poêle doit les faire entretenir afin de bénéficier de la garantie multirisque d’habitation. Mais à quelle fréquence doit-on faire ramoner la cheminée ou le poêle ?

Qu’est-ce que le ramonage ?

Le ramonage est une action nécessaire, pour assurer la sécurité d’un appareil de production de chaleur, à partir du bois, du charbon, de pellets, de granulés ou de bûches compressées. En effet, le ramonage prévient le risque d’incendie. Ramoner sa cheminée ou son poêle constitue même une contrainte légale et contractuelle imposée par les assureurs, pour bénéficier de la garantie multirisque d’habitation. Selon la Commission de sécurité des consommateurs, le ramonage est « constitué d’une suite d’opérations mécaniques destinées à enlever les résidus, combustibles ou non, déposés sur la face interne du conduit d’évacuation et à vérifier la vacuité de celui-ci sur toute sa longueur. A cette occasion, l’étanchéité du conduit doit également être contrôlée ».

On peut distinguer différents types de ramonage : le ramonage chimique et le ramonage mécanique, mais également différents types de conduit d’évacuation des fumées (en pierre, en béton, en brique, métallique, tubage…), et plusieurs formes (carré, rectangulaire, cylindrique, conique…).

Pourquoi faut-il absolument ramoner sa cheminée ou son poêle ?

Comme le cas des véhicules qui doivent passer régulièrement un contrôle technique dans le but d’assurer la sécurité des passagers et des autres usagers de la route, il est également indispensable de ramoner les conduits d’évacuation des fumées. Et cela devrait en principe avoir lieu au moins une fois par an selon l’assurance et la région, dans l’objectif d’assurer la sécurité des habitants du logement et leurs voisins. En effet, le ramonage du conduit d’une cheminée ou d’un poêle à bois est une étape obligatoire, pour garantir le bon fonctionnement des appareils de chauffe et prévenir tout risque d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone. En outre, le ramonage entraîne moins de pollution et offre un meilleur tirage.

A quelle fréquence doit-on effectuer le ramonage ?

Le ramonage est indispensable pour être en conformité avec la loi et les assurances. Ainsi, un ramonage annuel est exigé pour les combustibles gazeux et liquides. En ce qui concerne les combustibles solides (bois, granulés), deux ramonages annuels sont requis, en période de chauffe et hors chauffe. Ce règlement sanitaire s’applique sur tout le territoire.

Mais attention, le ramonage doit être effectué avec professionnalisme. En effet, l’assurance peut refuser une indemnisation, si un incendie se déclare dans le conduit de fumée ou le générateur et que le ramonage n’a pas été fait par un professionnel ayant l’agrément. Ainsi, confiez de préférence votre ramonage à un professionnel qualifié par l’Organisme professionnel de qualification et de classification du bâtiment (OPQCB). A l’issue de son intervention, le ramoneur vous dispensera obligatoirement un certificat de ramonage, qui valide la bonne réalisation du travail et qui apporte la preuve de la vacuité du conduit sur toute sa longueur.

Combien coûte le ramonage ?

Le coût d’un ramonage varie selon la région, la nature de l’opération effectuée, liée à l’écrasement du conduit, et le professionnel choisi. De manière générale, un ramonage coûte entre 30 et 80 euros. Un ramonage par un professionnel coûte environ 70 euros par générateur, avec conduit.

Pour le ramonage d’un conduit seul, il faut compter entre 55 et 80 euros en région parisienne, et entre 30 et 50 euros en province, frais de déplacement inclus.

Qui paie la facture de ramonage ?

En principe, le ramonage incombe à l’utilisateur de l’installation de chauffage concernée. Mais plusieurs cas peuvent également se présenter :

  • Vous êtes propriétaire d’une maison individuelle : Si vous l’habitez, c’est à vous qu’il revient d’entretenir et de nettoyer les conduits d’évacuation de fumée de votre installation de chauffage. Si vous la louez, veillez avant tout changement de locataire à faire vérifier le bon état de propreté de ces conduits ;
  • Vous êtes locataire d’une maison individuelle : le ramonage des conduits de fumée est le plus souvent considéré comme une charge locative prévue généralement dans le contrat de bail ;
  • Vous êtes locataire dans un immeuble : la charge du ramonage des conduits communs vous incombe. Tout ce qui concerne l’entretien courant de l’appartement est à la charge du locataire ;
  • Vous êtes copropriétaire dans un immeuble : l’entretien sera à la charge des copropriétaires, divisible selon leur nombre.

Il appartient donc à l’utilisateur de payer la prestation et de trouver le meilleur rapport qualité-prix. Le tarif est variable selon la région, l’opération effectuée et le professionnel contacté.